Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé de tester le dernier boîtier Retroflag pour Raspberry Pi 5. Après quelques boîtiers d’inspiration Nintendo, Retroflag a décidé de revenir du côté de Sega, l’ennemi juré de Nintendo dans les années 80/90.
Présentation
Replongez dans l’univers des jeux rétro avec le Dreamcase de RetroFlag, un boîtier spécialement conçu pour les amateurs de Raspberry Pi 5 et du retro gaming. Inspiré du design emblématique de la Sega Dreamcast, ce boîtier associe esthétique vintage et fonctionnalités modernes pour protéger et mettre en valeur votre mini-ordinateur à la framboise.
Conçu avec la précision qu’on reconnait à Retroflag, le Dreamcase intègre des fonctionnalités pratiques telles que des boutons d’alimentation fonctionnels, des découpes parfaitement ajustées, un espace de stockage de carte microSD et un refroidissement optimisé pour garantir des performances stables lors de vos sessions de rétro-gaming ou autres projets DIY.
Attention : « le Dreamcase a été spécifiquement conçu pour le Raspberry Pi5 (sans accessoire HAT). Il ne supporte pas les modèles précédents comme les Raspberry Pi 4, 3 ou 2. »
Déballage et 1ère impression sur le boîtier Dreamcase
Le packaging de ce nouveau boîtier retroflag est différent des précédents packagings. Il reprend vaguement les mêmes codes que le packaging de la console Sega, mais de loin…


Il est sobre et sans fioriture. On retrouve juste le nom du boîtier écrit dans la même police que la Dreamcast à son époque. Seule une inscription sur le côté du packaging permet de comprendre qu’on parle d’un boîtier pour Raspberry Pi 5. Sur le dessous un schéma permet de prendre connaissance des différentes connectiques offertes par ce boîtier.

A l’interieur de ce packaging, on retrouve 3 éléments :
– le boîtier Dreamcase en lui-même
– un tournevis et de la visserie
– 3 pads thermiques
– un dissipateur thermique en aluminium
– une notice
Retroflag prend à présent très au sérieux le refroidissement de ses boîtiers. Ils ont ici conçu une solution de refroidissement sur mesure pour s’adapter parfaitement au PCB du Raspberry Pi 5, à savoir un dissipateur thermique en aluminium qui prend place sur 3 pads thermique à coller sur les 3 puces qui chauffent le plus sur le Raspberry Pi. Le tout est secondé par un mini ventilateur intégré au couvercle supérieur du boîtier.
Au niveau esthétique, le résultat est encore une fois très réussi. Le boîtier fait son petit effet, on jurerait avoir une mini Dreamcast. Il mesure 11cm de côté quand la Dreamcast en mesure 19.

Au jeu des 7 différences, on notera bien évidemment les 2 ports USB en façade qui remplacent les 4 ports manettes originaux, la grille d’aération initialement placés à droite qui est ici déportée de l’autre côté, et bien entendu les 3 ports arrières propre au Raspberry Pi 5 (le ports USB-C 5V/3A et les 2 port vidéo micro HDMI 4K @60fps).

Comme sur tous les boîtiers Retroflag, sur le côté gauche sont situés (derrière un cache) les 2 ports USB 3.0 et le port LAN 1 Gb/s. Une fois ce cache retiré, ils sont facilement accessibles sans devoir démonter le boîtier. Il est dommage que ce cache soit simplement clipsé et non solidaire du reste du boîtier, c’est un coup à le perdre s’il n’est pas immédiatement rangé convenablement.


Les 2 ports USB 2.0 sont eux réquisitionnés pour alimenter les 2 ports USB situés en façade. Nous y reviendrons.
Côté microSD, le port est directement accessible au revers du boîtier.
A noter les 3 aérations réparties sur une bonne partie de la surface du boîtier, et le fait qu’il n’y ait que 2 patins caoutchouc antidérapants situés à l’avant.

Enfin sur le dessus, le compartiment à GD-ROM initial est remplacé ici par un simple compartiment à cartes SD.
Et le bouton placé au dessus de la LED en triangle sert de bouton « reset ».


On notera également que ce boîtier n’est pas fourni avec une manette comme pouvait l’être la Dreamcast à son époque ou le boîtier Retroflag SuperPi CASE.
Montage du Raspberry Pi 5 dans le boîtier Dreamcase
Cerise sur le Mario, nous avons reçu le boîtier Retroflag 64Pi CASE avec un Raspberry Pi 5 directement installé dans le boîtier, aussi pour cette review nous allons procéder à l’inverse des autres reviews, à savoir en démontant le boîtier.
Pour ça rien de plus simple, on utilise le tournevis fourni et on procède à l’inverse des instructions de la notice.
Le montage/démontage est toujours aussi simple mais aussi méticuleux. Il faut être précautionneux et prendre son temps pour ne rien déteriorer.

On commence par retirer le cache sur le côté, puis les 6 vis aux différentes extrémités du boîtier. Et surtout, on n’oublie pas de retirer la carte SD pour éviter toute catastrophe (un petit texte rouge au dos du boîtier sert de piqure de rappel).
Mais comme toujours la qualité de fabrication est au rendez-vous, tout s’assemble au millimètre près. C’est très satisfaisant.

Mais qui dit Raspberry Pi 5 dit également nouveau chargeur et nouveau câble HDMI.
Ceci n’a rien à voir avec Retroflag, c’est simplement un changement d’implémentation des ports décidé par la fondation Raspberry Pi elle-même : le port de charge passe du micro USB à l’USB-C (ce qui n’a rien d’étonnant) et le port HDMI se miniaturise et devient 2 ports micro-HDMI D.
Concernant le nouveau chargeur USB-C, je conseille vivement le chargeur officiel 5v 27w (blanc ou noir, achetez-le ici sur Amazon). C’est à mon sens le meilleur choix pour ne pas être ennuyé avec un chargeur chinois qui prend feu ou s’arrête de fonctionner au bout de 4 semaines. D’autant que le Raspberry Pi 5 semble intégrer un contrôle du chargeur pour la charge (comme le fait Apple…eurk !)

Concernant le câble micro HDMI vers HDMI, un simple câble comme celui-ci est suffisant : câble nylon tressé Twozoh 2 mètres micro HDMI D vers HDMI A, 4K 60Hz 2.0

Utilisation du boîtier rétrogaming Dreamcase
Encore une fois, Retroflag a vraiment fait les choses en grand. Tout est formidablement intégré, propre et optimisé. Les 3 boutons placés sur le dessus de la coque sont parfaitement intégrés.
La connectique arrière est accessible, dommage simplement que la trappe sur le côté n’ait pas été pensée pour être maintenue via un gond solidaire du boîtier (comme c’était le cas avec la trappe à microSD du boîtier SuperPi CASE).

Comme sur le boîtier Retroflag 64Pi CASE, le petit plus reste le stystème de refroidissement complet intégré dans le kit.
Il semble efficace et silencieux. Retroflag nous retire ainsi une bonne épine du pied car il est toujours compliqué de choisir un kit sur le Net au vu de la pléthore des modèles chinois disponibles sur le marché.
De plus L’utilisation des ports USB 3.0 peut interférer avec les signaux Wi-Fi en 2,4 GHz. Si vous rencontrez des perturbations, il est recommandé :
– D’utiliser une connexion Ethernet via le port RJ45 pour une stabilité maximale.
– De passer au Wi-Fi 5 GHz.
Conclusion
Proposé à moins de 30€ ce nouveau boîtier Dreamcase de Retroflag est encore une réussite qui ravira les fans de Sega.
Il permet de combiner à nouveau passion pour le rétro gaming et protection efficace. Ce nouveau boîtier design, qui intègre un système de refroidissement actif, ravira les nostalgiques comme les makers. On regrettera simplement le manque d’une manette de jeu pour le rendre directement opérationnel pour Recalbox.

