Après la souris, c’est au tour du clavier be quiet! de faire vœu de silence.
J’avais testé la souris be quiet! Dark Perk Sym il y a quelques mois, et voici donc le clavier be quiet! Light Mount. Mais entre une souris et un clavier, la promesse ne pèse pas du tout le même poids : personne
n’a jamais reproché à une souris de faire du bruit. Un clavier mécanique, si.
C’est même ce que beaucoup viennent chercher : le claquement, le son, la présence sous les doigts. Alors en faire un argument de discrétion, en dehors des problèmes de captation du micro dans le discutions vocales, c’est quand même prendre le contre-pied du genre, et ça pose la question de
tout cet article : le silence oui mais est-ce que le plaisir est toujours là ?
Voici mes impressions après quelques semaines d’utilisation du clavier be quiet! Light Mount tous les jours pour de la bureautique et du jeu essentiellement sur des FPS.
Teaser
Caractéristiques techniques
- Format : 100 % (pleine taille), disposition AZERTY ISO
- Switches : be quiet! Silent Linear orange, 45 g de force d’actionnement, lubrifiés en usine
- Alternative disponible : Silent Tactile noire, 55 g
- Hot-swap : oui, compatible switches 5 broches type MX
- Insonorisation : 3 couches de mousse (entre switches et PCB, sous le PCB, dans le fond du
châssis) - Stabilisateurs lubrifiés en usine
- Touches : PBT double couche, légendes translucides
- Châssis : plaque supérieure en aluminium brossé, corps en ABS
- Éclairage : ARGB par touche, barre lumineuse supérieure, bandes latérales en underglow
- Molette média 3D en aluminium avec bouton central
- 5 touches macro dédiées
- Connexion : filaire, câble USB-A vers USB-C tressé
- Repose-poignet amovible
- Logiciel : be quiet! IO Center
- Poids : 910 g
- Dimensions : 461 × 132 × 44 mm (+80 mm de profondeur avec le repose-poignet)
- Accessoires fournis : extracteur de touches, pince à switches, repose-poignet
Déballage et premières impressions
Un belle boite tout de noir vêtue qui annonce déjà le produit avec une belle photo de celui-ci. Au dos l’ensemble des caractéristiques pour bien comprendre ce qu’on achète. Pour le reste c’est le logo be quiet! et le nom du produit et la petite précision « conçu en Allemagne ». Un petit peu de marketing à l’ouverture avec un petit jeu de mot sympa « Silence is key » => « Le silence est la clé » ou « Le silence est la touche »

Dans la boîte : le clavier, le câble tressé, le repose poignet, un outil double usage : extracteur de touches et extracteur de switches.
Tout de suite on note une belle finition, des bons matériaux solides : plaque aluminium brossée, repose poignet aimanté et confortable. On note également la bande lumineuse supérieure, bien large. A noter le câble USB détachable sur le clavier. C’est peu courant pour devoir le préciser et bien que je n’ai jamais eu un problème de câble sur une clavier, je trouve que c’est bien pratique s’il faut le changer ou si on désire en mètre un plus court ou d’une autre couleur par exemple.


Design, prise en main et ergonomie
Globalement le clavier a un bel effet. Il fait assez classe, tout en étant gamer sans aller pour autant dans le kitch. La plaque supérieure en aluminium brossé fait le travail et fait un beau duo avec le repose poignet. Les deux différentes textures vont très bien ensemble.
Après ces quelques semaines d’utilisation ce qu’on peut dire de la plaque en aluminium c’est qu’elle ne prend pas les traces de doigts.

Côté format, on est sur du 100 % et il faut savoir ce que ça implique. Je venais d’un TKL, et
en jeu ça se sent : ma souris tape parfois dans le clavier en plein fight, cela m’oblige à décaler le clavier sur la gauche, chose que je ne faisais pas avec le TKL. Faut que je change mes habitudes. L’avantage c’est de retrouver le pavé numérique quand je suis en mode bureautique. Ce n’est pas un reproche au produit, le format est annoncé, et be quiet! propose désormais une version TKL pour exactement ce cas de figure. Mais si vous jouez au FPS avec de grands mouvements, la question du format se pose avant celle des switches.
Le repose-poignet confort et fixation.

Le repose poignet amovible est très bien, il se fixe par aimant sur le clavier. C’est simple et efficace. La seule chose qui perturbe un peu c’est quand on décide de déplacer le clavier, on a tendance à prendre le repos poignet qui du coup vient tout seul.
La surface est jolie, très confortable avec la mousse. Un léger bémol, avec le temps, le revêtement se poli ou brille plus aux endroits où vos paumes et poignets ont passé la plus grande partie de leur temps. Un coup d’éponge ne change rien à cela. Mais ça reste discret et pas problématique. Il faudra cependant surveiller cela dans le temps, ce serait dommage d’atteindre la mousse en dessous.

La molette, très utile et mal placée
La molette média en aluminium est crantée, agréable et fonctionnelle. Je m’en sers pour le volume pas encore pour la fonction Mute. Elle est plus haute que la touche Échap qui se trouve à sa droite et du coup cela rend cette dernière plus difficile à atteindre. Quand je cherche Échap, je dois regarder pour ne pas la louper. Pour un joueur qui sort d’un menu en pleine partie part cette touche, c’est une gêne réelle. Je n’ai pas encore trouvé de solution j’imagine qu’avec le temps je vais m’y faire.

Les touches macro, et pourquoi je les ai retirées
Les cinq touches macro forment une colonne supplémentaire à gauche du clavier. C’est cool d’avoir des touches macro, on peut y attribuer ce qu’on veut. Cependant cela m’a toujours posé un problème. Pas dans la fonctionnalité mais dans le placement. C’est simple mes mains se positionnent sur le clavier en prenant un repère tactile avec les touches les plus à gauche, Tab, Shift etc… Avec cette colonne de touches macro en plus je me retrouve décalé.


J’ai donc retiré les touches et les switches de cette colonne, avec la pince fournie dans la boîte. Et là, le hot-swap prend un sens que be quiet! n’avait sûrement pas anticipé : il est présenté partout comme un moyen de changer de switches, je l’utilise pour en supprimer.
Le résultat est immédiat, je retrouve mes repères. Et comme l’outil est livré d’origine, n’importe qui peut le faire ce n’est pas du bricolage réservé aux bidouilleurs. Reste que les sockets sont vides et que ce n’est pas très joli. Dans un premier temps je vais dans les settings du clavier via l’application be quiet! pour changer la couleur des led de ces touches macro. Et dans un second temps je décide de concevoir et d’imprimer en 3D, des caches pour ces touches. Cela me permettra de marquer les emplacements et avec un PLA transparent de continuer à profiter du rétroéclairage.

À l’usage
Le silence, évidemment !
C’est l’argument du produit et c’est tenu. Le son est sourd et doux à la fois, sans le claquement sec qu’on associe au clavier mécanique. Trois couches de mousse et des switches pré-lubrifiés, stabilisateurs compris, ça se sent. C’est très agréable et ça ne retire en rien la confirmation d’avoir utilise une touche. Le toucher est là pour cela.


C’est un plaisir pour l’utilisateur, car le clavier ne dérange en rien, par exemple lorsque vous écoutez de la musique tout en travaillant. Et c’est un plaisir pour les autres également, en vocal, car ils ne sont pas déranger. On est proche du silence d’un clavier à membrane.

Côté ressenti, les switches Silent Linear orange du clavier be quiet! Light Mount sont très agréables. La course est linéaire sans aucun point de contact, à la fois douce, rapide et franche. Et ça, c’est loin d’être anodin quand on arrive de switches tactiles. Je venais d’un Logitech G715 en GX Brown, avec un point de contact bien marqué, et je m’attendais à une période d’adaptation. Il n’y en a pas eu. Dès le premier jour, aucune faute de frappe supplémentaire, rien à réapprendre.
Logiciel : IO Center
Les nouveaux périphériques de be quiet! n’arrivent pas seuls, puisqu’on a maintenant le logiciel IO Center qui centralise la gestion des périphériques de la marque.

Première bonne surprise : il existe en version web. Pas d’installation, rien qui traîne sur votre ordi. Pour ceux qui en ont marre d’accumuler un logiciel par marque, c’est appréciable. Au moins vous avez le choix et c’est une chose que je n’avais pas vu avant pour le moment.
L’interface est claire, la détection du clavier est instantanée. On y configure l’éclairage touche par touche, on réaffecte les touches, on enregistre des macros, on crée des profils. Rien de révolutionnaire mais tout est là, et surtout tout est trouvable du premier coup.

Le point que j’apprécie c’est que les profils se sauvegardent dans la mémoire interne du clavier. Pas besoin que le logiciel tourne, pas de création de compte, pas de connexion internet obligatoire. Vous branchez le clavier sur une autre machine, vos réglages sont là. C’est pratique simple et efficace.
Il est également compatible avec l’éclairage dynamique de Windows, pour synchroniser le RGB avec le reste de votre configuration.

Tout n’est pas pour autant parfait. Les fonctions avancées sont réservées à Windows. Sur macOS et Linux, on garde les réglages de base, mais exit l’éclairage dynamique et les macros enregistrables. Dommage pour un logiciel censé tout centraliser.
Ca peut être un inconvénient mais finalement c’est une bonne chose : il y a souvent une mise à jour, logiciel comme firmware. be quiet! débarque tout juste sur ce type de produit et les premiers mois d’une nouvelle plateforme demandent forcément des correctifs. Au moins c’est gage d’une société qui ne balance pas un logiciel sans le maintenir ensuite.

